Énergies renouvelables : l’IRENA appelle à accélérer la transition d’ici 2030

Le développement des énergies renouvelables progresse rapidement dans le monde, mais le rythme reste encore insuffisant pour atteindre les objectifs climatiques fixés pour 2030. L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) appelle ainsi à accélérer les investissements afin de porter les capacités renouvelables mondiales à 11,2 térawatts (TW) d’ici la fin de la décennie.

Les dernières données de l’agence montrent une progression importante des capacités de production d’électricité renouvelable. En 2025, près de 693 gigawatts (GW) supplémentaires ont été installés à travers le monde. La capacité renouvelable mondiale atteint ainsi environ 5,15 TW.

Cette progression constitue un niveau inédit, mais elle ne suffit pas à placer le secteur sur la trajectoire nécessaire pour atteindre l’objectif adopté lors de la COP28 : tripler les capacités mondiales d’énergies renouvelables d’ici 2030. Pour combler l’écart, l’IRENA estime qu’il faudrait désormais installer en moyenne près de 1 200 GW de nouvelles capacités chaque année jusqu’en 2030.

Les réseaux au cœur du défi

Pour l’agence, augmenter la production renouvelable ne constitue qu’une partie de la réponse. Les infrastructures électriques doivent également suivre. Le solaire et l’éolien, dont la production dépend des conditions météorologiques, nécessitent des réseaux plus flexibles ainsi que des capacités de stockage suffisantes.

L’IRENA estime que les investissements dans les réseaux électriques devront atteindre près de 1 000 milliards de dollars par an entre 2026 et 2030. Batteries, stockage, interconnexions et modernisation des réseaux deviennent donc des éléments déterminants de la transition énergétique.

Cette problématique concerne particulièrement les pays africains, où l’enjeu reste aussi celui de l’accès à l’électricité. Le développement du solaire, des mini-réseaux et des systèmes autonomes peut permettre d’électrifier des zones éloignées des réseaux nationaux, tout en soutenant les activités économiques locales.

L’efficacité énergétique à ne pas négliger

L’IRENA attire également l’attention sur un autre indicateur : l’efficacité énergétique. En 2025, l’amélioration de l’intensité énergétique mondiale aurait atteint environ 2 %, alors qu’un rythme proche de 4 % par an serait nécessaire pour respecter les engagements internationaux.

La transition ne consiste donc pas uniquement à produire davantage d’électricité renouvelable. Elle suppose également de réduire les consommations inutiles et d’améliorer la performance des bâtiments, des équipements industriels et des moyens de transport.

À l’approche de la COP31, le message de l’IRENA est donc clair : l’enjeu n’est plus seulement d’annoncer des objectifs, mais de changer d’échelle dans les investissements. Pour atteindre 11,2 TW en 2030, les capacités de production, les réseaux, le stockage et l’efficacité énergétique devront progresser simultanément.

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