Le Nigeria franchit une nouvelle étape dans le développement de l’électricité renouvelable. Le pays vient de lancer un fonds d’investissement de 300 millions de dollars destiné à soutenir les projets d’énergies renouvelables décentralisées et à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones encore insuffisamment desservies.

L’annonce a été faite le 21 septembre 2026, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Baptisé Nigeria Distributed Renewable Energy Fund (DRE Fund), le mécanisme entre désormais dans sa phase opérationnelle après une période consacrée à sa structuration. L’objectif est de mobiliser des financements pour accélérer le déploiement de solutions énergétiques qui peuvent fonctionner en dehors du réseau électrique national.
Le fonds doit notamment accompagner le développement demini-réseaux électriques et de systèmes solaires autonomes. Ces équipements sont particulièrement adaptés aux localités où l’extension des infrastructures électriques classiques reste difficile ou coûteuse. Ils peuvent également fournir une source d’énergie aux entreprises et aux activités économiques locales.
Mobiliser davantage de capitaux privés
Le dispositif est porté conjointement par la Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA) et Africa50, avec le concours de Sustainable Energy for All (SEforALL). La Banque mondiale figure parmi les partenaires fondateurs et a engagé une première contribution de 25 millions de dollars à travers son Association internationale de développement (IDA).
Au-delà des ressources directement disponibles, le fonds cherche surtout à créer un cadre capable d’attirer davantage d’investissements privés dans les énergies renouvelables. Pour ses promoteurs, le financement public et celui des partenaires au développement peuvent ainsi servir de levier pour accroître les investissements dans un secteur où les besoins restent importants.
Cette initiative intervient dans un contexte où le Nigeria cherche à élargir l’accès à une électricité plus fiable, notamment dans les communautés et les entreprises qui restent mal desservies par les infrastructures traditionnelles. Les solutions décentralisées apparaissent alors comme un complément au réseau national.
Une initiative liée à Mission 300
Le fonds s’inscrit également dans Mission 300, initiative continentale qui vise à permettre à 300 millions d’Africains supplémentaires d’accéder à l’électricité d’ici 2030. Le mécanisme nigérian constitue la première déclinaison nationale de cette plateforme de financement consacrée aux énergies renouvelables décentralisées.
Les partenaires espèrent que l’expérience nigériane pourra fournir des enseignements utiles à d’autres pays africains confrontés au même défi : financer à grande échelle des solutions solaires et des mini-réseaux capables de rapprocher l’électricité des populations encore éloignées des réseaux conventionnels.


