L’ONU mise sur l’économie sociale et solidaire pour accélérer le développement durable

Face aux défis du chômage, des inégalités, de la pauvreté et des crises environnementales, l’Organisation des Nations unies appelle à mieux reconnaître l’économie sociale et solidaire. Dans un récent rapport, l’ONU présente ce modèle comme un levier pour construire des économies plus inclusives, résilientes et compatibles avec les objectifs de développement durable.

Et si une partie de la réponse aux grands défis du développement passait par une économie davantage tournée vers l’intérêt collectif ? C’est l’une des pistes mises en avant par l’Organisation des Nations unies dans son rapport sur la promotion de l’économie sociale et solidaire au service du développement durable. Consulter le rapport de l’ONU – A/81/288

Coopératives, mutuelles, associations, fondations et autres structures à vocation sociale occupent une place particulière dans ce modèle. Leur objectif ne se limite pas à la recherche du profit. Elles cherchent également à répondre à des besoins sociaux, économiques et environnementaux, tout en favorisant la participation des communautés.

Un modèle au service des populations

Pour l’ONU, l’économie sociale et solidaire peut contribuer à créer des emplois décents, renforcer les revenus des populations et améliorer l’accès à certains services essentiels. Elle constitue également un moyen de donner davantage de place aux groupes souvent éloignés des circuits économiques traditionnels.

Cette approche revêt une importance particulière dans les pays en développement, où les petites organisations collectives jouent déjà un rôle dans l’agriculture, l’artisanat, la finance solidaire, la protection de l’environnement ou encore les services sociaux.

L’enjeu est désormais de leur permettre de se développer dans un environnement plus favorable. Cela passe notamment par des politiques publiques adaptées, un meilleur accès au financement, le renforcement des capacités et une reconnaissance institutionnelle accrue.

L’environnement au cœur des transformations

L’économie sociale et solidaire présente également un intérêt dans la transition vers des modes de production et de consommation plus durables. Les organisations qui la composent peuvent favoriser l’économie circulaire, la gestion responsable des ressources naturelles, les énergies renouvelables ou encore la valorisation des déchets.

Cette dimension est particulièrement pertinente pour les pays africains confrontés simultanément au changement climatique, à la dégradation des terres, au chômage des jeunes et à la fragilité des revenus ruraux.

Un appel à changer d’échelle

Le rapport de l’ONU invite ainsi les États et les partenaires au développement à mieux intégrer l’économie sociale et solidaire dans leurs stratégies nationales. L’objectif n’est pas de substituer ce modèle à l’économie traditionnelle, mais de reconnaître sa capacité à compléter les mécanismes existants et à répondre à des besoins que le marché ne satisfait pas toujours.

Pour les pays africains, le message est clair : les initiatives économiques fondées sur la coopération et l’intérêt collectif peuvent devenir de véritables instruments de développement durable, à condition de bénéficier d’un cadre politique, financier et institutionnel adapté.

@ceevalbenin

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