Au Burkina Faso, l’accès à l’eau devient un enjeu central pour la prochaine campagne agricole sèche. Le gouvernement annonce une opération de soutien à la réalisation de forages à prix subventionné au profit des producteurs agropastoraux. L’objectif affiché est de maintenir les activités agricoles et pastorales malgré les risques liés au déficit hydrique.

La mesure intervient alors que le pays prépare la campagne sèche 2026-2027 dans un contexte climatique difficile. Lors d’une tournée de suivi de la campagne agropastorale dans la région du Goulmou, le ministre d’État chargé de l’Agriculture, Ismaël Sombié, a fait état de près de 20 000 hectares de cultures exposés aux effets de la sécheresse. Le gouvernement estime toutefois que cette situation ne suffit pas, à ce stade, à remettre en cause les résultats enregistrés au cours de la campagne.
L’eau pour sécuriser la production
Avec cette nouvelle opération, les autorités burkinabè veulent faciliter l’accès des exploitations à une ressource indispensable pendant la période sèche. Les forages doivent notamment permettre aux producteurs de disposer de points d’eau nécessaires à la poursuite des activités agricoles et à l’élevage.
L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’accompagnement des producteurs face aux contraintes climatiques. Dans plusieurs zones rurales, l’irrégularité des pluies peut compromettre les cultures lorsque les réserves en eau deviennent insuffisantes. Le recours à des infrastructures hydrauliques adaptées constitue donc un moyen de réduire la dépendance à la seule pluviométrie.
Une réponse aux difficultés du monde rural
La décision intervient également dans une période où les autorités cherchent à soutenir la reprise des activités agricoles dans les zones ayant connu des déplacements de populations. Selon le ministère de l’Agriculture, plus de 500 villages ont déjà bénéficié d’appuis comprenant notamment le labour des terres, la mise à disposition de motoculteurs, les intrants et l’accompagnement technique.
Pour la campagne sèche, l’accès à l’eau apparaît ainsi comme l’un des leviers de consolidation de la production. En facilitant la réalisation de forages à un coût réduit, le gouvernement entend donner aux producteurs agropastoraux davantage de moyens pour maintenir leurs activités et contribuer à l’approvisionnement alimentaire.
Cette orientation intervient alors que le Burkina Faso cherche à renforcer sa capacité de production dans un contexte marqué à la fois par les aléas climatiques et les défis auxquels font face les exploitations rurales.


