Une délégation composée d’autorités béninoises et de partenaires néerlandais a effectué lemercredi 9 septembre 2026, une visite de terrain dans la commune des Aguégués. Au cœur de cette descente, le canal de Gbékézoun et la balise limnimétrique d’Aholoukomè. Il s’agit de deux réalisations du projet DURAGIRE destinées à améliorer la gestion de l’eau et la capacité des communautés à faire face aux risques d’inondation.
Une délégation composée d’autorités béninoises et de partenaires néerlandais a effectué lemercredi 9 septembre 2026, une visite de terrain dans la commune des Aguégués. Au cœur de cette descente, le canal de Gbékézoun et la balise limnimétrique d’Aholoukomè. Il s’agit de deux réalisations du projet DURAGIRE destinées à améliorer la gestion de l’eau et la capacité des communautés à faire face aux risques d’inondation.

La délégation s’est rendue sur le canal de Gbékézoun et la balise limnimétrique d’Aholoukomè. Ces ouvrages s’inscrivent dans les actions du programme DURAGIRE – Durabilité des actions GIRE dans le delta de l’Ouémé. L’objectif affiché est de consolider les acquis du programme OmiDelta et de renforcer durablement la gouvernance intégrée des ressources en eau (GIRE) dans les territoires concernés.
Au cours de la visite, le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Édouard Dahome, a insisté sur la portée des réalisations observées sur le terrain. Selon lui, « les réalisations visitées aujourd’hui traduisent la volonté du Gouvernement de renforcer la gestion intégrée des ressources en eau et la résilience climatique des populations béninoises ». Le ministre a particulièrement mis en avant le rôle du canal de Gbékézoun. Celui-ci, a-t-il expliqué, « contribue à améliorer l’écoulement des eaux et à soutenir les activités agricoles et halieutiques ».
La balise limnimétrique d’Aholoukomè constitue également un outil important dans le dispositif de prévention. Elle permet aux communautés de suivre l’évolution du niveau des eaux et de disposer d’informations utiles pour anticiper les crues. « La balise d’Aholoukomè renforce la capacité des communautés à suivre l’évolution des niveaux d’eau, à anticiper les risques et à ne pas se laisser surprendre par les crues », a souligné Édouard Dahome.
Pour le maire des Aguégués, Ernest Agbokoumissi, les interventions de DURAGIRE répondent directement aux réalités de la commune. « À travers les différentes réalisations du projet DURAGIRE, nos populations bénéficient d’un meilleur accès au marché, de plus de sécurité dans la mobilité fluviale, d’une bonne productivité agricole et d’une meilleure préparation face aux inondations », a-t-il déclaré.
Selon le maire, les infrastructures réalisées vont au-delà de simples ouvrages. Elles constituent, selon lui, « l’expression concrète d’une coopération qui produit des résultats visibles sur le terrain et qui touche directement la vie quotidienne de nos populations ».
Interviewé, Joris W.P. Jurriens, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Bénin a déclaré que la visite a permis de mesurer concrètement les résultats de cette coopération. « À travers le projet DURAGIRE, nous voyons comment une meilleure gouvernance de l’eau, associée à l’implication des communes et des communautés, peut renforcer la résilience des populations face aux inondations et améliorer leurs conditions de vie », a-t-il indiqué. Le diplomate néerlandais a également relevé l’importance d’un partenariat fondé sur « l’écoute, la responsabilité partagée et la recherche de solutions durables ». Au-delà du constat des réalisations, la visite de terrain devait permettre de recueillir les préoccupations des acteurs locaux et de nourrir le dialogue avec les autorités nationales.

Le projet DURAGIRE intervient notamment dans le développement local, la résilience climatique, la gestion concertée de l’eau, la prévention des risques d’inondation et le renforcement des capacités des acteurs locaux. L’un des enjeux désormais est de garantir la durabilité des acquis. La commune des Aguégués entend notamment poursuivre les actions engagées avec les Comités locaux de l’eau (CLE) et les cadres de gouvernance de l’eau, intégrer davantage la GIRE dans ses mécanismes de planification et renforcer la mobilisation de ressources pour les actions liées au climat et à la gestion de l’eau.
Médard Clobechi


