La FAO renforce les capacités des professionnels des médias au Togo sur les enjeux de la restauration des paysages forestiers et des terres dégradées. Depuis le mardi 25 août, une formation de quatre jours se tient à Kpalimé. Elle a réuni journalistes, animateurs de radios communautaires, professionnels de la presse en ligne et acteurs de la communication locale.
L’objectif est d’outiller les professionnels des médias à mieux comprendre les défis liés à la restauration des terres dégradées. Cela va permettre l’amélioration de leur capacité à produire des contenus accessibles et adaptés aux réalités des communautés. À cet effet, les participants ont bénéficié des exercices pratiques, partages d’expériences et visites de terrain. Pour Abalo Atakoura, coordonnateur du programme AFR100 au Togo, le rôle des médias est essentiel dans la diffusion des initiatives locales. « Les meilleures pratiques de restauration, les innovations locales, les succès réalisés sur le terrain et les opportunités offertes aux producteurs doivent être connus, compris et diffusés auprès des communautés », souligne-t-il.
Un objectif de 1,4 million d’hectares à restaurer d’ici à 2030
Cette formation intervient dans un contexte marqué par les ambitions du Togo en matière de protection de l’environnement. Dans le cadre de l’initiative AFR100, le pays s’est engagé à restaurer 1,4 million d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030. Cet engagement prend une dimension particulière alors que, selon les données présentées par la FAO, le Togo aurait perdu environ 20 % de ses forêts primaires entre 2002 et 2025.
Dans la région des Plateaux-Ouest, l’agence onusienne accompagne déjà des organisations de producteurs, des groupements de femmes et de jeunes ainsi que de petites entreprises engagées dans la restauration des terres et l’agroforesterie. En mai 2026, la FAO avait lancé un appel à projets assorti de subventions pouvant atteindre 28 millions de FCFA. En juillet, 34 écoentreprises issues de plusieurs préfectures de la région ont également été sélectionnées dans le cadre du projet AFR100.
À travers cette nouvelle formation, la FAO entend faire des médias des acteurs de proximité capables de favoriser l’appropriation des pratiques de restauration par les communautés.
Médard Clobechi


