Journée mondiale de l’alimentation 2026 : le Bénin mise sur l’innovation agricole pour combattre la faim

Le Bénin célébrera, le 16 octobre 2026 à Covè, dans le département du Zou, la 46ᵉ Journée mondiale de l’alimentation, autour du thème « Innover aujourd’hui pour nourrir demain ». Au-delà de la commémoration, les autorités entendent promouvoir une agriculture productive, la transformation locale des récoltes et la mobilisation de ressources pour soutenir les populations vulnérables.

Cette édition intervient dans un contexte mondial préoccupant. Selon les chiffres de la FAO relayés par le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan, environ 2,7 milliards de personnes ne disposent pas des moyens financiers nécessaires pour accéder à une alimentation saine, tandis que près de 645 millions souffrent de faim chronique ou de sous-alimentation sévère.

Face à ces défis, le gouvernement béninois mise sur l’innovation scientifique et technologique, associée aux savoirs locaux, pour diversifier la production agricole et améliorer l’accès à des aliments nutritifs et abordables. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie « Bénin Vert 2033 », qui prévoit notamment une meilleure maîtrise des facteurs de production, semences, eau, engrais, terres et financement, ainsi qu’une accélération de l’agro-industrialisation.

À Covè, une foire agricole prévue du 14 au 16 octobre permettra de mettre en valeur les produits et les initiatives des producteurs, des transformateurs et des agro-entrepreneurs. Une marche « Faim zéro » est également annoncée le 15 octobre.

Un téléfood pour mobiliser les citoyens contre la faim

Autre temps fort : le lancement de la 30ᵉ campagne Téléfood, le 16 octobre. Cette initiative de collecte de fonds, qui s’étendra jusqu’au 15 octobre 2027, vise à soutenir des microprojets agricoles au bénéfice des populations vulnérables. Les autorités appellent les citoyens et les personnes de bonne volonté à contribuer à cet effort de solidarité.

À travers ces activités, le Bénin entend rappeler que la lutte contre la faim ne dépend pas uniquement des volumes produits. Elle exige aussi des systèmes alimentaires résilients, une meilleure valorisation des récoltes et des mécanismes de soutien permettant aux populations d’accéder durablement à une alimentation saine.

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