Grande Muraille Verte : 78 millions de dollars pour restaurer les terres dégradées en Afrique

Une nouvelle initiative de 78 millions de dollars vise à restaurer plus de 270 000 hectares de terres dégradées et à améliorer les conditions de vie de cinq millions de personnes dans neuf pays africains. Annoncé le 6 octobre 2026 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), ce financement s’inscrit dans la dynamique de la Grande Muraille Verte

Le programme concerne le Burkina Faso, le Tchad, l’Éthiopie, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria et le Sénégal. Il bénéficie du soutien financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), tandis que le PNUE assurera la mise en œuvre de huit des dix projets et la coordination régionale. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) prendra en charge les deux autres.

L’objectif est de réhabiliter les paysages fragilisés, de renforcer les écosystèmes et de soutenir les activités agricoles, pastorales et économiques dont dépendent les communautés rurales. Plus de la moitié des cinq millions de bénéficiaires attendus sont des femmes.

Des investissements pour les territoires et les communautés

Les interventions seront adaptées aux réalités nationales. Au Mali, 150 000 hectares sont ciblés pour la régénération, contre 55 000 hectares au Niger. En Éthiopie, le programme prévoit la restauration de 22 000 hectares de terres dégradées et une meilleure gestion de 40 000 hectares de forêts naturelles.

La subvention de 78 millions de dollars sera complétée par des contributions du Fonds vert pour le climat, du Fonds international de développement agricole, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et de partenaires bilatéraux. L’ensemble des ressources mobilisées devrait dépasser 500 millions de dollars.

Cette initiative entend renforcer la coopération entre les pays concernés et accélérer la lutte contre la désertification. Au-delà de la restauration écologique, l’enjeu est de préserver les ressources naturelles, soutenir les moyens de subsistance et rendre les territoires sahéliens plus résilients face aux changements climatiques.

Source : Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

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