Le recrutement de nouveaux agents des Eaux, Forêts et Chasse entre dans une phase décisive. Samedi 19 septembre 2026, les candidats aux 135 postes ouverts par la Direction générale des Eaux, Forêts et Chasse (DGEFC) ont affronté les épreuves sportives dans quatre centres du pays, dont le CEG 1 de Bohicon.

À Bohicon, l’évaluation a commencé dès les premières heures de la matinée. Sur les 176 candidats attendus au centre, 21 étaient des femmes et 14 absences ont été enregistrées. Les postulants présents ont été soumis à trois exercices physiques : la vitesse, l’endurance et le grimper de corde. Le même dispositif a été déployé à Akassato, Parakou et Natitingou.
Au terme du concours, 135 nouveaux fonctionnaires doivent rejoindre les rangs de l’administration forestière. La répartition prévoit 95 gardes forestiers, 25 contrôleurs et 15 conservateurs. Selon les responsables de l’administration forestière cités sur place, ce recrutement doit contribuer à renforcer les effectifs et les capacités de surveillance et de protection de la flore et de la faune.
L’enjeu dépasse toutefois la seule question de l’emploi public. Dans un contexte marqué par les pressions exercées sur les écosystèmes, la disponibilité de ressources humaines qualifiées constitue un élément important pour assurer la surveillance des espaces forestiers, la protection de la biodiversité et l’application de la réglementation.
La sélection sportive constitue la première étape d’un processus qui se poursuivra avec les épreuves écrites. Les candidats retenus à l’issue de cette phase devront composer notamment en français et en foresterie. Les écrits sont prévus le 26 septembre 2026, dans trois centres : Parakou, Dassa-Zoumè et Akassato.
À Bohicon, l’organisation a mobilisé les services des Eaux, Forêts et Chasse, les structures chargées des examens et concours, les forces de sécurité, la Protection civile ainsi que les services de santé. Ce dispositif devait notamment garantir les conditions de sécurité et le bon déroulement des épreuves.
Pour le secteur forestier béninois, l’arrivée de nouveaux agents représente donc un enjeu institutionnel important. Leur future mission s’inscrira dans la surveillance des ressources naturelles, la protection des écosystèmes et la préservation du patrimoine forestier et faunique national.


