
Le Bénin vient de franchir une étape décisive dans le renforcement de sa gouvernance environnementale. Réunis en séance plénière le 13 juillet 2026, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté la loi n°2026-15 portant protection de l’environnement en République du Bénin. Ce nouveau texte remplace la loi-cadre de 1999, devenue insuffisante face aux défis environnementaux contemporains tels que les changements climatiques, la dégradation des terres, la perte de biodiversité et les différentes formes de pollution.
Fruit d’une volonté d’adapter le cadre juridique national aux réalités actuelles, cette réforme introduit plusieurs innovations destinées à renforcer la prévention, la gestion durable des ressources naturelles ainsi que la répression des atteintes à l’environnement. La nouvelle loi réaffirme notamment le principe dupollueur-payeur, selon lequel toute personne ou entreprise responsable d’une pollution devra assumer les coûts liés à l’évaluation, à la réparation et à la restauration des dommages causés. Le texte prévoit également un arsenal de sanctions plus dissuasif contre les infractions environnementales. Les auteurs de pollutions, de destructions d’écosystèmes ou d’autres crimes environnementaux s’exposent désormais à des peines plus sévères, pouvant aller jusqu’à de lourdes amendes et, pour les cas les plus graves, à la réclusion criminelle. Cette évolution témoigne de la volonté des autorités béninoises de faire de la protection de l’environnement une priorité nationale.

Pour le Centre d’Éco-Éducation et de Valorisation des Légumes (CEEVAL BÉNIN), cette réforme constitue un signal fort en faveur d’un développement durable fondé sur une gestion responsable des ressources naturelles. Depuis sa création, CEEVAL BÉNIN œuvre pour la promotion de l’agroécologie, la valorisation des légumes traditionnels, la restauration des terres dégradées et le renforcement des capacités des producteurs, des jeunes et des femmes sur les bonnes pratiques environnementales.
L’adoption de cette nouvelle loi offre un cadre plus favorable aux initiatives qui encouragent une agriculture respectueuse des écosystèmes, la conservation de la biodiversité et la résilience des communautés face aux effets du changement climatique. Elle rappelle également que la protection de l’environnement ne relève pas uniquement de l’État, mais constitue une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les entreprises, les organisations de la société civile et chaque citoyen.
CEEVAL BÉNIN salue cette avancée législative et réaffirme son engagement à accompagner les acteurs locaux dans la promotion de pratiques durables, la sensibilisation des populations et la restauration des écosystèmes. Car préserver l’environnement aujourd’hui, c’est garantir la sécurité alimentaire, la santé des populations et le bien-être des générations futures.


